Le Baromètre du viager 2025 d’Univers Viager décrit un marché en croissance, soutenu par le vieillissement de la population et la baisse du crédit.
Le réseau Univers Viager a récemment publié son Baromètre du viager 2025, fondé sur ses données terrain. L’organisation, qui compte 15 agences et prévoit d’en ouvrir bientôt une 16e, y décrit une évolution structurelle du viager en France, sur fond de vieillissement démographique, de contraction du crédit immobilier et de fragilisation du pouvoir d’achat des seniors.
L’étude s’appuie notamment sur le rapport du Haut-commissariat au Plan de janvier 2023, selon lequel le nombre de 75-84 ans augmenterait de 49 % entre 2020 et 2030, passant de 4,1 à 6,1 millions. Dans le même temps, INSEE estime à 22 % la part des plus de 65 ans en France, appelée à croître, alors que plus de 70 % des seniors sont propriétaires de leur résidence principale.
Selon le baromètre, la vente en viager occupé – 83 % des transactions – permet de transformer un patrimoine immobilisé en liquidités, tout en restant à domicile. Univers Viager estime que, pour les vendeurs, le mécanisme se traduit en moyenne par un revenu mensuel supplémentaire équivalant à 27 % de leurs revenus initiaux. « Le viager n’est plus une solution par défaut. Il devient une réponse rationnelle, construite et assumée à des problématiques structurelles », explique Vincent Gibelin, dirigeant fondateur d’Univers Viager.
Le document avance qu’environ 6 000 transactions viagères sont réalisées chaque année en France, permettant à près de 90 000 seniors de bénéficier de revenus complémentaires, pour environ 1 milliard d’euros réinjecté annuellement dans l’économie française. Depuis 2020, le marché afficherait une croissance estimée à 25 %. La répartition territoriale met en avant le quart sud-ouest (36 %) et le quart sud-est (26 %), devant le quart nord-est (25 %) et le quart nord-ouest (13 %).
Sur les montants, la valeur vénale moyenne des biens vendus est annoncée à 251 773 euros, pour un bouquet moyen de 58 431 euros et une rente mensuelle moyenne de 554 euros. Les ventes en capital sans rente représenteraient 8 % du marché, avec un capital moyen de 224 030 euros.Â
Côté profils, l’âge moyen des vendeurs est de 77 ans, la moitié étant en couple et 30 % des femmes seules ; 35 % des situations mentionnent des enfants, signe d’une réflexion familiale autour de la succession. Les motivations déclarées vont du financement du quotidien (36 %) à l’anticipation successorale et la gestion patrimoniale (31 %), en passant par la protection du conjoint, les loisirs, les donations ou le remboursement d’un crédit.
Les acquéreurs, eux, seraient plus jeunes (45 ans en moyenne), avec 70 % d’achats réalisés en couple et une durée moyenne d’investissement estimée à 15 ans. Le baromètre souligne un viager de proximité : 55 % des acheteurs résident dans le même département que le bien, suggérant des stratégies ancrées localement et dans le temps long.
Enfin, Univers Viager indique une croissance de 55 % de son chiffre d’affaires en 2025 et insiste sur la nécessité d’un cadre d’action exigeant à mesure que le marché se développe. « Plus le viager se développe, plus il nécessite expertise, éthique et transparence. C’est à cette condition qu’il pourra continuer à jouer pleinement son rôle économique et social », conclut Vincent Gibelin.

