Parlement européen avec VYV et la CNIL : les jeunes et l’IA

Le 12 février à Strasbourg, 130 jeunes engagés dans des programmes européens ont débattu au Parlement européen de l’impact des intelligences artificielles conversationnelles sur la santé mentale, la vie privée et les relations sociales.

Selon l’enquête Ipsos 2025 sur l’usage de l’intelligence artificielle par les Français, 44 % estiment qu’il existe un risque fort de dépendances aux IA. Pour alimenter la réflexion autour de ce sujet, la journée participative « La voix des jeunesses au Parlement européen » s’est déroulée le 12 février à Strasbourg. Portée par AI.me, l’initiative a été coorganisée par le Groupe VYV et la CNIL, avec la participation de chercheurs, d’experts du numérique, de représentants institutionnels, de scientifiques et d’acteurs de la société civile.

Les 130 participants, issus de programmes européens, ont travaillé à l’Hôtel de la Collectivité européenne d’Alsace en groupes de réflexion. Des « témoins actifs » (professionnels de santé, éducateurs, artistes, chercheurs ou experts de la technologie) ont été chargés d’éclairer les échanges sans les orienter.

Six axes ont structuré le débat : le rapport émotionnel à l’IA et le risque de dépendance, la vulnérabilité et la santé mentale, la sociabilité et les relations humaines, la protection des data et l’intimité numérique, l’éducation et la culture numérique (biais, logiques économiques), puis l’encadrement éthique et la régulation. La question du cadre européen attendu par les jeunes, et de la manière de protéger sans interdire, ont traverser l’ensemble des discussions.

La séquence s’est ensuite poursuivie au Parlement européen de Strasbourg, où les jeunes ont présenté leurs constats et leurs attentes. Cette restitution a été enrichie par des témoignages audio et vidéo d’adolescents de 10 à 15 ans, décrivant leurs usages quotidiens des IA conversationnelles.

Le temps fort s’est déroulé en fin de journée avec une délibération collective suivie de votes dans l’hémicycle afin de dégager des priorités communes. Les recommandations seront présentées aux décideurs et experts mobilisés, en présence de Stéphane Junique, président du Groupe VYV et de Marie-Laure Denis, présidente de la CNIL. Au-delà de l’événement, le dispositif revendique l’ambition de transformer cette parole en orientations européennes, à la croisée de la santé, de l’innovation et de la protection des libertés.

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