En 2025, la prime moyenne d’assurance habitation atteint 177 euros, soit +10 % en un an selon LeLynx.fr. Propriétaires, petites communes et régions exposées aux sinistres climatiques paient davantage.
Selon LeLynx.fr, la prime moyenne nationale d’assurance habitation est passée de 161 euros en 2024 à 177 euros en 2025, soit 16 euros de plus (+10 %). Le comparateur relie cette hausse à l’augmentation du coût des sinistres liés au climat, à la revalorisation de la surprime catastrophes naturelles et à la hausse des prix des matériaux. Le Baromètre Habitation 2026 met toutefois en avant des écarts marqués selon le profil, la surface et le territoire. Dans ce contexte, 44 % des Français déclarent qu’ils comparent les offres, même avec une hausse de moins de 20 euros.
En 2025, les propriétaires paient presque deux fois plus que les locataires : plus de 250 euros par an contre 114 euros. LeLynx.fr l’explique par un capital à assurer plus élevé et des logements plus grands : 53 % des locataires déclarent un capital mobilier inférieur à 5 000 euros, contre 21 % des propriétaires, et 88 % des locataires vivent dans moins de 90 m², contre 39 % des propriétaires.
La surface joue sur la prime : un logement de 90 à 120 m² coûte environ 1,5 fois plus cher à assurer qu’un logement de 60 m², et la prime peut être multipliée par cinq entre un studio et une grande maison. Le comparateur souligne aussi un coût au m² plus élevé pour les petites surfaces, nombreuses à Paris.
Les écarts varient aussi selon la taille des communes : la prime moyenne pondérée est proche de 250 euros par an dans les communes de moins de 500 habitants, contre environ 130 euros dans les villes de plus de 100 000 habitants, soit 115 euros d’écart. Selon LeLynx.fr, les petites communes comptent davantage de maisons, plus exposées à certains risques.
La localisation reste un déterminant à garanties équivalentes, avec des prix pouvant presque être multipliés par deux selon la ville. En 2025, Nouvelle-Aquitaine ressort comme la région la plus chère (196 euros), devant Bourgogne-Franche-Comté (189 euros), dont la hausse dépasse 40 euros sur un an, sur fond d’inondations répétées, d’exposition au retrait-gonflement des argiles et d’un parc immobilier ancien. Bretagne reste la moins chère malgré une hausse de 15 %, tandis que Île-de-France affiche une hausse plus contenue, autour de 8 %.
Pour limiter l’impact, LeLynx.fr recommande de comparer régulièrement, d’ajuster franchises et options aux besoins réels et de renforcer la prévention. Le site rappelle qu’il est possible de changer d’assurance gratuitement chaque année via la réglementation issue de la Loi Hamon, le nouvel assureur prenant en charge la résiliation, avec remboursement au prorata.
« La hausse de l’assurance habitation n’est pas uniforme. Elle reflète très clairement la réalité des territoires : là où les sinistres climatiques sont plus fréquents et plus coûteux, les primes augmentent davantage (+170 euros en moyenne) pour un foyer en ayant déjà subi, comme cela peut être le cas en Bourgogne-Franche-Comté. Comparer et ajuster son contrat devient donc un réflexe essentiel pour éviter de subir ces hausses. » estime Arthur Martiano, directeur général de LeLynx.fr.

