À compter du 1ᵉʳ janvier 2026, l’offre de formation des agents généraux et de leurs salariés connaît une transformation d’ampleur. Cette refonte vise à apporter davantage de souplesse, de modernité et de capacité d’adaptation face aux mutations du secteur de l’assurance.
Le réseau des agents généraux s’apprête à franchir une étape structurante en matière de formation professionnelle. Portée par Agéa, la réforme annoncée pour 2026 repose sur un objectif clair : adapter les compétences aux nouvelles exigences du marché, dans un contexte marqué par les enjeux de recrutement, d’innovation, de transition climatique et de prévention des risques. Cette évolution concerne à la fois les agents eux-mêmes et leurs 28 500 collaborateurs.
Une nouvelle architecture de l’offre de formation
À partir de 2026, les agents généraux auront accès à plus d’une centaine de formations dites cœur de métier, quasi toutes compatibles avec la Directive sur la distribution d’assurances, communément appelée DDA. Ces formations seront proposées sous la marque Agéa Campus par plusieurs organismes spécialisés couvrant l’ensemble des grands piliers du secteur : assurance de personnes, prévoyance, santé, épargne, retraite, assurance dommages, réglementation et organisation des agences.
Du côté des salariés, l’offre sera également élargie avec 120 formations cœur de métier coordonnées sous la marque Cap Compétence par campus Atlas. Cette évolution vise à structurer des parcours plus lisibles et mieux adaptés aux réalités opérationnelles des agences. Ces dispositifs ont été validés avec les partenaires sociaux, avec l’appui technique de l’OPCO Atlas, opérateur de compétences de la branche.
Des modalités de financement profondément assouplies
La réforme introduit une évolution majeure dans la prise en charge financière des formations. Le principe antérieur d’un plafond annuel de 7 heures par salarié disparaît au profit d’un système de crédits proportionnel aux équivalents temps plein des agences. Cette nouvelle logique permet de concentrer davantage de moyens sur certains profils ou sur des parcours plus longs.
Certaines thématiques bénéficient désormais d’enveloppes spécifiques, notamment celles liées à la qualité de vie et des conditions de travail, aux risques climatiques ou à la transition écologique. Pour les agents généraux, les prises en charge resteront assurées par le FiF-PL, Fonds interprofessionnel de formation des professions libérales. Ce nouvel équilibre vise à soutenir l’adaptation des compétences dans un environnement assurantiel de plus en plus exposé aux enjeux sanitaires, sociaux et climatiques.
Un volume de formation déjà conséquent
L’ampleur de la réforme s’explique par l’importance croissante de la formation dans la profession. En 2025, plus de 12 000 personnes ont suivi un parcours de formation, représentant plus de 57 000 heures cumulées. Ces volumes pourraient encore progresser dans les prochaines années, au regard des annonces de renforcement ou de création de réseaux d’agents généraux par plusieurs compagnies d’Assurance.
Parallèlement, la branche fait face à des difficultés persistantes de recrutement. Pour y répondre, les critères de sélection évoluent et mettent davantage l’accent sur les qualités humaines, relationnelles et commerciales. Cette tendance suppose en contrepartie un effort accru de montée en compétences, tant sur les fondamentaux techniques que sur la Relation clients, la Data et les nouveaux Produits et services.
La formation, levier de la nouvelle logique de prévention
La transformation engagée s’inscrit également dans un changement de paradigme promu par la Fédération : le passage progressif d’une logique d’indemnisation à une logique de prévention. Cette évolution structurelle implique un renforcement des savoirs en matière de risques climatiques, d’objets connectés, de gestion de crise et d’accompagnement des assurés sur le long terme.
Dans ce nouveau cadre, la formation devient un outil central pour sécuriser les organisations, renforcer la distribution des solutions d’assurance et soutenir l’innovation au plus près du terrain. Elle apparaît désormais comme l’un des piliers de la performance durable du modèle de l’agence.

