Le quiet quitting dans le secteur de l’assurance ?

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Il y a ceux qui démissionnent et ceux qui conservent leur poste, avec une ligne directrice : en faire le moins possible ! Le #quietquitting est de plus en plus présent sur TikTok, devenant le signe de ralliement de ceux qui veulent ralentir la cadence et parfois s’opposent à la « culture » du travail.

Et de fait ce mot clef apparu en juillet, cumule aujourd’hui près de 90 millions de vues sur la plateforme TikTok.

“Votre job n’est pas toute votre vie !” Les quiet quitters évitent tout effort non indispensable, « quittent le bureau à l’heure et mettent Slack en mute » avant de le poster sur les réseaux sociaux, rapporte The Guardian. Ces salariés rejettent l’idée selon laquelle le travail devrait prendre le dessus sur tout le reste et qu’il faudrait toujours se surpasser dans ses tâches.

Le quiet quitting n’a pas pour but final une démission, l’objectif est bien de faire le minimum requis par le contrat de travail. Pas d’heures supplémentaires, par de connexion à la maison ou en vacances, pas de missions supplémentaires ou de déplacement rognant sur la vie personnelle.

Faire le minimum. Et c’est tout

« Tu restes en poste, tu fais ton travail professionnellement, mais tu refuses les heures supplémentaires, tu refuses de répondre aux e-mails ou au téléphone en dehors des horaires de travail, et tu refuses d’assumer des responsabilités qui ne font pas partie de la description de ton poste », confie ainsi une TikTokeuse.

Sur TikTok, le #quietquitting cumule déjà 33 millions de vues mêlant satires, contenus pédagogiques, tirades politiques et remarques ironiques sur les managers toxiques les petits chefs qui occupent encore le haut de la pyramide, rappelle le magazine l’ADN.

9 % de travailleurs engagés au Royaume-Uni

Une tendance qui concerne majoritairement les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie, mais qui commence à impacter aussi l’Europe. Le rapport annuel sur l’état global du monde professionnel de 2022 réalisé par l’agence de conseil américaine Gallup est révélateur. Seulement 9 % des travailleurs au Royaume-Uni étaient engagés ou enthousiastes à propos de leur travail, ce qui place le pays à la 33e place sur 38 pays européens. En Chine aussi, ce mouvement fait des émules. Dès avril 2021, une tendance devenue virale sur TikTok invitait au tangping, une expression qui signifie littéralement « rester allongé ».

L’envie de se préserver a été renforcée par la crise sanitaire Covid-19 et pas les confinements successifs. D’après l’agence YouGov, 48 % des employés viennent travailler uniquement pour l’argent. Les moins de 30 ans, qui démarrent dans la vie active, se sentent particulièrement fatigués et démobilisés.

La réponse à cette lassitude extrême réside certainement dans une meilleure conciliation vie professionnelle/vie personnelle, mais surtout dans le fait de redonner au travail tout son sens.

Rappelons que selon la DARES,  une démission est donnée toutes les quatre minutes depuis le début de l’année et que 42% des moins de 35 ans envisagent de quitter leur emploi. 

Le quiet quitting dans le secteur de l’assurance ?

Et vous qu’en pensez-vous ? Est-ce une tendance lourde ? un peu ou pas du tout. N’hésitez pas à répondre à cette consultation informelle en commentaires !

Karine Audouze, associée UGGC Avocats analyse et décrypte pour France Info TV le « quiet quitting »

 

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