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Germain Deramecourt « il faudra se réinventer, mais le digital ne remplacera pas le besoin de nos clients, en particulier celui d’être rassuré »

Germain Deramecourt est agent général Gan Assurances depuis 2015, après avoir eu parcours d’ingénieur en prévention des risques Incendie. Associé à son père, Benoit Deramecourt, qui a créé le cabinet il y a plus de trente ans, il a une dizaine de collaborateurs. Spécialisé sur l’assurance des risques industriels et des professionnels de l’automobile. Germain et Benoît Deramecourt recherchent en permanence l’innovation, celle qui met en valeur leur métier d’agent général, celle qui rendra l’expérience client au plus proche de la compréhension de ses besoins et de l’efficacité dans la gestion des sinistres. Nous avons décidé de publier l’interview flash de Germain sur son usage des réseaux sociaux.

Germain, d’un point de vue général, le secteur de l’assurance est-il un secteur particulièrement adapté à l’usage des réseaux sociaux ?

Il y a quelques années que l’on me parle des réseaux sociaux. J’étais sceptique quant à leur utilisation dans le secteur de l’assurance. Pour moi, c’était davantage partager des photos de vacances, de nouvelles collections de vêtements ou rechercher un nouveau job. Et puis à l’usage, on se rend compte que c’est un outil merveilleux pour faire passer les messages et surtout communiquer. En face à face, avec un client, on ne prend pas toujours le temps d’informer. Informer d’une recrudescence de vol dans la région, d’une tempête qui arrive, de nouveaux produits cyber, … . Les réseaux sociaux sont faits pour cela. Un assureur qui se passe de ce canal de communication se prive d’une communication facile et efficace tant à l’égard de ses clients que de ses prospects.

A partir de quand avez-vous décidez d’aller sur les réseaux sociaux ? Qu’est-ce qui vous a décidé ? Comment cela s’est-il fait ?

Nous sommes entrés dans l’usage des réseaux sociaux progressivement et nous y consacrons du temps depuis deux bonnes années. Au départ, cela s’est fait en appui et relais de notre site internet puis rapidement, je me suis rendu compte que les attentes n’étaient pas les même entre Facebook, Linkedin, Twitter ou les sites vitrines. Les personnes voyant nos publications nous ont identifiés comme experts dans notre domaine et nous ont contactés par téléphone ou par mail. La décision a été prise au moment où nous commencions à générer du trafic en agence par le biais des réseaux sociaux.

Quels sont les réseaux sociaux que vous utilisez et comment ?

Nous utilisons Facebook pour la communication destinée au particulier, pour la communication de la vie de notre agence et pour promouvoir les événements locaux. Nous participons souvent aux événements sportifs de notre agglomération, ce que nous partageons sur Facebook afin de véhiculer une image dynamique de notre équipe. Concernant notre compte Twitter, affiché sur un écran Plasma en agence, nous l’utilisons pour partager les contenus du monde de l’assurance qui peuvent intéresser nos clients. Enfin, chaque jour, j’utilise Linkedin afin de communiquer sur notre expertise, de m’informer des actualités des personnes de mon réseau et pour créer une relation digitale avec des personnes rencontrées lors d’événements « réels » et non pas l’inverse.

En tant qu’agent d’assurance, pensez-vous que cette activité sur les réseaux sociaux est indispensable pour l’activité de votre agence ? Pourquoi ?

L’activité sur les réseaux sociaux vient en complément de l’activité et la communication de notre agence, mais ce relais est indispensable. Pourquoi se priver d’une visibilité importante alors que c’est très facile de faire passer un message pertinent à de nombreuses personnes en quelques clics. Nous pensons également que certains prospects se font un avis sur notre cabinet par internet avant de nous contacter, l’image qui ressort des réseaux est donc très importante.

Quels sont, pour vous, les objectifs poursuivis dans l’utilisation des réseaux sociaux ?

L’objectif est de communiquer sur notre expertise et ainsi de développer notre réseau. Nous sommes également persuadés que nous pourrions utiliser le digital afin de faciliter la relation client. Au cours de l’année 2017, nous avons mis en place une application de communication client qui n’a pas eu l’engouement escompté. Nos clients n’y ont pas trouvé d’attrait particulier, le mail direct leur correspondant davantage. Nous continuons nos recherches et à l’aube de la mise en place du FVA (Fichier des Véhicules Assurés), nous allons proposer à nos clients une nouvelle expérience digitale dans ce domaine. Etre à l’écoute des attentes de nos clients fait partie de notre ADN ; c’est en ce sens que nous sommes présents sur internet.

Pensez-vous que votre activité sur les réseaux sociaux est un facteur d’amélioration d’efficacité dans votre travail ?

Ils font partie intégrante de notre activité, mais nous avons dû adapter notre manière de fonctionner pour être efficace. Lorsque un prospect utilise le digital, nous nous efforçons de lui remettre une offre au plus vite avec un message précis et clair : vous avez le bon interlocuteur ! En tant qu’agents généraux, nous privilégions le contact humain et l’échange. De ce fait, nous mettons tout en œuvre pour créer une relation personnalisée par mail ou par téléphone après ce premier échange créé grâce aux réseaux sociaux.

Avez-vous de nouvelles ambitions de l’utilisation des réseaux sociaux, dans le cadre de votre activité d’agent général ?

Nous n’avons pas d’ambitions complémentaires, par contre nous restons très attentifs aux besoins des clients. Nous savons que le digital va prendre une place importante dans la distribution d’assurance dans les années à venir, mais nous savons également que le métier d’Agent Général a un réel futur. Certes, il faudra se réinventer mais le digital ne remplacera pas le besoin de nos clients, en particulier celui d’être rassuré.

Et pour conclure sur les réseaux sociaux ?

En conclusion, les réseaux sociaux sont un vrai outil de développement à condition d’être patient, de prendre le temps de s’approprier ces outils et de les dessiner à son image. Il faut semer pour récolter.

Jean-Luc Gambey 

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